Texte

Mon travail interroge les possibles de la peinture  » aux confins de l’hypervisibilité » (Baudrillard),  » de l’écume des signes à la chair des choses. » (Sloterdijk)

Le mouvement support/surface a mis à nu les éléments picturaux pour en faire l’objet même de la peinture, la dégageant ainsi des projections mentales oniriques.

Ma peinture tente de réconcilier ces notions, en intégrant ces avancées conceptuelles, tout en rendant la force sensible et expressive de la représentation, nécessaire à la réapropriation de ce flot d’images déversées par les pipelines médiatiques.

Ainsi, par le passage du tissu imprimé qui me sert de support, aux éléments peints d’après diverses sources, tel la photographie, les images numériques, les imageries scientifiques, les images de presse, et aux éléments abstraits spontanés évoluant selon les règles de la mécanique des fluides, ma peinture offre une confrontation entre le tout-fait, le fait et le laisser-aller.

Ainsi chaque fait pictural a sa charge expressive, le souvenir de l’instant d’un geste conditionné par les propriétés de la matière et la nature de l’outil.

REVUE DE PRESSE

Muriel Bortoluzzi, artiste peintre